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Ciel des Hommes

VAR !

Vendredi 1er juillet 2011

Dans les années 1920, en examinant les plaques photographiques exposées au foyer du télescope de 100 pouces de l’Observatoire du Mont Wilson, Edwin Hubble parvint à déterminer la distance de ce qu’on appelait alors la « nébuleuse » d’Andromède, démontrant du même coup qu’il s’agissait d’un objet situé bien au-delà de notre Voie lactée. On voit nettement ses annotations sur la plaque photographique historique placée en insert en bas à droite. Ce montage permet de la rapprocher d’images beaucoup plus récentes prises presque 90 ans plus tard depuis le sol et par le télescope spatial nommé en hommage à Edwin Hubble. Ce dernier comparait les plaques photographiques à la recherche de novas, des étoiles qui connaissent un brusque accroissement de luminosité. Il en trouva plusieurs sur cette plaque, qu’il repéra entre deux tirets et nota « N ». Un jour, il se rendit compte que celle en haut à droite de l’image n’était pas une nova mais une céphéide, un type bien particulier d’étoile variable dont la luminosité dépend de la période. Il barra alors le « N » pour le remplacer par un enthousiaste « VAR ! ». Grâce au travail de l’astronome d’Harvard Henrietta Leavitt, on savait en effet depuis quelques années qu’il était possible d’utiliser les céphéides comme de précieux indicateurs de distance, leur luminosité intrinsèque dépendant de la période entre deux maximums d’intensité : plus la période de l’étoile est longue, plus sa luminosité est élevée en moyenne. Connaissant cette relation entre luminosité et période, il suffit de déterminer la distance d’une seule céphéide pour déduire celle de toutes les autres, par application de la loi de décroissance de l’intensité lumineuse en fonction de la distance. C’est ainsi qu’Hubble put montrer qu’Andromède, loin d’être un petit et proche amas d’étoiles au sein de notre galaxie, était en réalité une autre galaxie tout aussi vaste mais considérablement éloignée. C’est de cette découverte cruciale d’Hubble que découle directement notre conception actuelle d’un Univers peuplé d’innombrables galaxies.

 

Crédit: E. Hubble, NASA, ESA, R. Gendler, Z. Levay et Hubble Heritage Team

Traduction réalisée par : Didier Jamet  > lire le texte original

Auteurs et éditeurs : Robert Nemiroff (MTU) & Jerry Bonnell (UMCP)

Représentant technique de la Nasa : Jay Norris

Un service de : ASD de NASA / GSFC & Michigan Tech. U.

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